« J’en peux plus »
« Foutez-moi la paix »

Quand vous commencez à rêver les yeux dans le vague : avoir un accident devient tentant, ou tomber dans le coma pourquoi pas… juste pour souffler un peu et qu’enfin quelqu’un s’occupe de vous !

Vous est-il arrivé de vous sentir débordé.e de chez débordé.e, mais en même temps, vous n’avez qu’une envie : ne rien faire !
L’idée d’aller bosser vous met la boule au ventre, alors qu’hier encore votre boulot, c’était votre vie.
Et si vous étiez en burn-out ?

Le burn-out ou le boulot qui vous consume

Un changement insidieux

Il y a encore si peu de temps, vous adoriez aller travailler. C’est bien simple, ce n’était pas un travail, c’était votre passion, votre KIF, rien ne vous faisait plus plaisir que de retrouver votre bureau, vos collègues et même votre patron.

Et depuis quelque temps, c’est plus ça…
Le stress qui vous animait, qui vous donnait la niaque, qui vous faisait vous sentir vivant.e, puissant.e, irremplaçable… maintenant, ce stress vous glace, vous bloque, vous ne savez plus par où commencer.

Vous avez le sentiment qu’on ne vous voit pas, que votre boulot n’est pas apprécié à sa juste valeur et que touuuuuut ce que vous faites est nul. Aucune reconnaissance, jamais un merci, pas de félicitations, pas l’impression que vous êtes utile. Et petit à petit, vous vous sentez… inadéquat.e.

Des conséquences sur votre vie professionnelle

Le travail s’entasse, les dossiers s’empilent, et plus il y en a, moins vous êtes capable de les prendre en main. Dès que vous posez un œil sur eux, votre cœur se serre, vous êtes au bord des larmes ou complètement à côté de la plaque.

Petit à petit, cela ronge votre relation avec vos collègues, votre patron vous semble imbuvable et les clients finissent par vous irriter en permanence, vous devenez cynique. 

Ben oui ! C’est que vous n’êtes pas à prendre avec des pincettes. Vous démarrez au quart de tour et le moindre reproche fait de vous une boule de feu doublée d’une fontaine; pas pratique. Et vous vous enfermez en vous-même, plié.e sous vos douleurs dorsales.

En quoi le burn-out est-il différent d’une dépression ?

La dépression

Burn-out et dépression, s’ils peuvent prêter à confusion, sont deux troubles bien distincts. Le premier est d’abord lié au travail, même s’il peut, à la longue, s’immiscer dans la sphère privée (dans le cas du burn-out parental par exemple), tandis que l’autre s’invite dans votre vie personnelle, vous privant de toute envie, de tout plaisir et entraînant une vision pessimiste de la vie dans son ensemble.

Les symptômes de la dépression vont de la perturbation du sommeil, aux troubles de l’appétit et la baisse de libido, au manque de performance intellectuelle et à l’isolement. Elle s’installe lentement, dure dans le temps et ne peut être guérie par votre seule volonté. Elle doit absolument être prise en charge, au risque de devenir chronique.

Le burn-out

Le burn-out est en quelque sorte la maladie de l’idéal et développe une anxiété qui se porte sur les tâches à effectuer, une to-do-list qui ne correspond plus à vos valeurs, à votre niveau d’exigence ou votre sens du travail bien fait. 

Les relations interprofessionnelles peuvent également être une des raisons du syndrome. Manque de reconnaissance, relations à la clientèle compliquées, rapports entre collègues peu harmonieux ou une hiérarchie  pesante peuvent conduire à un désengagement et une perte de confiance. La conséquence directe est une sensation d’épuisement, qui nuit à l’épanouissement personnel au sein de son entreprise.

Le burn-out, un syndrome qui touche toutes les catégories professionnelles

Que ce soit des chefs d’entreprise ou au contraire du personnel bafoué ou encore des agents hospitaliers, le burn-out n’a pas de cible privilégiée. L’ouvrier, l’employé de bureau, l’aide-soignant, l’enseignant, le policier, la mère au foyer, il y en a pour tout le monde ! De fait, plus de trois millions de Français seraient concernés.

La caractéristique principale du burn-out, c’est le profond attachement des salariés vis-à-vis de leur travail et leur perfectionnisme face à une demande de leur hiérarchie non compatible avec leurs valeurs.

La qualité des relations avec l’entourage peut également être la cause de ce mal-être. De plus, le manque d’autonomie dans leurs activités peut provoquer une grande frustration et un stress chez les personnes s’impliquant fortement dans leur travail.

En d’autres termes, si vous aimez fournir un travail parfait et que vous avez besoin de la bienveillance et de la reconnaissance de vos pairs ou de votre supérieur et que vous n’obtenez pas satisfaction, vous risquez de ressentir cette pression. Le stress va vous conduire insidieusement vers le syndrome de l’épuisement professionnel.

Les manifestations qui signent le burn-out

Les premiers signaux peuvent se confondre aisément avec d’autres pathologies, il faut donc bien garder à l’esprit que le signe particulier du burn-out est qu’il est lié au fossé entre les besoins de l’individu et sa réalité.

Les symptômes physiques

  • Fatigue permanente
  • Douleurs dorsales et musculaires
  • Troubles du sommeil et de l’humeur
  • Maux de ventre et de la digestion
  • Maux de tête et hypersensibilité sonore

Les symptômes liés aux émotions

  • Anxiété
  • Sentiment d’être sous l’eau, submergé
  • Isolement
  • Détachement des autres et perte d’empathie
  • Irritabilité
  • Cynisme
  • Trouble du comportement alimentaire
  • Addictions

Les symptômes intellectuels

  • Difficultés à se concentrer
  • Incapacité à prendre des décisions
  • Impossibilité à tenir des délais
  • Idées confuses
  • Perte de mémoire

Ça vous parle ? Pas de panique.

Premier réflexe à adopter ; faites une sieste !
Il est temps de revenir à vous, de créer chaque jour une bulle d’air où les autres ne comptent pas, le téléphone est éteint, et vous remettez du carburant dans votre propre réservoir pour pouvoir avancer.

Egoïste vous avez dit ?
Et si penser à soi c’était penser au bien de tous ?

Des ressources

Titre J’arrête d’être parfaite de Cindy Ghys
Formation Du bonheur en barre
Formation Redonnez-moi ma libido
Formation Tu peux tout traverser

Article rédigé par Isabelle, la plume ensorcelée