Une meilleure prise en charge dans les entreprises

Force est de constater que le syndrome d’épuisement professionnel est de plus en plus courant dans les entreprises, ces dernières années.

D’abord nommé syndrome d’épuisement physique et psychique des professions d’aide, de soin et de formation, c’est en 1990 que le concept a été étendu à l’ensemble du monde du travail.

À ce jour, il n’a pas été reconnu par l’OMS comme maladie professionnelle, mais sa prévention entre dans le cadre des RPS (risques psychosociaux), dont la prise en charge des facteurs peut contribuer à en éviter les risques, notamment dans le cadre des CHSCT.

Les obligations de l’employeur

L’employeur a l’obligation de fournir à son personnel toute l’information nécessaire, en faisant savoir que le burn-out n’est pas le fait de la fragilité ou du surinvestissement d’une personne, mais celui d’une inadéquation entre la vision qu’a cette personne de son travail, ses attentes et la réalité de son métier. 

L’essentiel est de lever les tabous et d’instaurer le dialogue entre l’employé en souffrance, ses collègues et sa direction, parfois en passant par le médecin du travail qui peut être un excellent médiateur.

Le travail à la maison est-il exempté de burn-out ?

Contrairement à l’idée reçue, le burn-out n’est pas l’apanage du monde de l’entreprise, la meilleure preuve étant que les plus haut placés dans la hiérarchie ne sont pas épargnés. En effet, plus vous êtes engagé dans votre travail, plus vous êtes exigeant avec vous-même et plus vous risquez de subir une forte pression, d’avoir l’impression de manquer de contrôle et de ressentir un sentiment d’insécurité.
Être votre propre patron ne vous préservera pas…

La bonne nouvelle, c’est qu’il y a des moyens de s’en préserver. Il faut commencer bien sûr par un état des lieux et lister les évènements stressants :

– un téléphone qui sonne continuellement,
– un collègue qui se repose sur vous,
– une tâche récurrente,
– un espace trop encombré,
– des week-ends sans répit,
– des tâches ménagères inutiles,
etc…

Repérer les facteurs de stress est un début de solution pour pouvoir évoluer.

Peut-on prévenir le burn-out ?

Il conviendra d’apprendre à lâcher prise sur ce que vous ne pouvez pas changer. Au contraire, vous mettrez en avant les points positifs, ce qui vous apporte du plaisir et de la satisfaction. Sans oublier de s’accorder des pauses, voire des promenades qui vont vous ressourcer. Il peut être profitable de s’accorder quelques minutes de respirations profondes ou une mini séance de méditation, afin d’évacuer les tensions. Il est important pour un bon équilibre, de garder de l’énergie à investir dans sa vie privée.
Savoir mettre le téléphone en mode avion, désactiver les notifications et manger vivant.

Il faut parfois savoir s’arrêter, faire une sieste, décliner une invitation, se coucher comme les poules. Se faire accompagner est également crucial !
Par son médecin et ne pas hésiter à demander des jours d’arrêt.
C’est aussi un excellent moment pour faire un travail sur son identité et reprendre confiance en soi grâce au coaching.

Être rapide à mettre des actions en place pour aller mieux est un critère important vers le chemin de la guérison, car trop tarder dans sa prise en charge fait courir le risque que le malaise s’installe et se transforme alors en dépression.

Néanmoins, le burn-out est un syndrome qui s’installe petit à petit et qui peut passer inaperçu. C’est la convergence de plusieurs situations de stress face à votre propre niveau d’exigence qui va finir par vous donner ce sentiment d’inaptitude au travail, puis engendrer une dévalorisation de votre personne. Lui laisser le temps de s’installer peut conduire à péter un plomb et parfois, à accomplir un geste grave. Pour ne pas en arriver là, le sport et les activités physiques sont vos meilleurs alliés.
En un mot, préservez-vous et profitez…
Il n’y a pas que le travail dans la vie !

Utile :

Titre « J’arrête d’être parfaite » (Editions Eyrolles) de Cindy Ghys
Formation Du bonheur en barre
Formation Tu peux tout traverser

Le complément alimentaire à base de Rhodiole et Safran aide l’organisme à s’adapter au stress émotionnel et aide à améliorer l’humeur. 

Article rédigé par Isabelle, la plume ensorcelée